Du 18 au 21 mai 2026, la Villa Clythia à Fréjus a accueilli la retraite scientifique du GdR Sports & Activités Physiques du CNRS. Pendant trois jours, 80 participantes et participants — enseignant(e)s- chercheurs, chercheuses, doctorant(e)s, et partenaires issus du monde sportif — se sont réunis dans un cadre propice aux échanges, à la réflexion collective et à l’émergence de nouvelles collaborations.
Pensée comme un temps fort de structuration scientifique, cette retraite avait pour ambition de consolider la communauté du GdR, de renforcer les liens entre axes et groupes de travail, et de favoriser les croisements entre disciplines, terrains et acteurs.

Un programme construit autour des axes du GdR
Les journées se sont organisées autour des quatre axes scientifiques du GdR : sport, santé et bien-être ; sport et performance ; sports et éducations ; territoires, enjeux marchands et développement durable.
Chaque session a associé conférences, présentations de groupes de travail, communications individuelles, interventions de doctorant(e)s ainsi que des temps de discussion collective.
Cette diversité de formats a permis de rendre compte de la richesse des recherches menées sur le sport et les activités physiques, depuis les sciences de la vie et de la santé jusqu’aux sciences humaines et sociales, en passant par les approches technologiques, éducatives, territoriales, environnementales et économiques.
Plusieurs conférences ont ouvert des discussions transversales : Philippe Quirion a abordé la mobilité active comme levier de santé et de transition écologique ; Géraldine Rix-Lièvre a questionné les liens entre recherche et action dans le champ sportif ; Cristian Pasquaretta a présenté l’analyse des comportements collectifs appliquée à la performance ; Nico Didry a interrogé l’expérience de consommation des événements sportifs.
Les groupes de travail au cœur de la dynamique collective
La retraite a constitué un moment important pour les groupes de travail du GdR. Leurs présentations ont permis de partager les premières feuilles de route, d’identifier des besoins de structuration et de faire émerger des passerelles entre axes.
Dans l’axe Santé et bien-être, les échanges ont porté sur la promotion de l’activité physique et la lutte contre la sédentarité, en lien avec la prévention et la prise en charge des maladies chroniques. Ils ont également abordé la mesure des comportements de mouvement, l’usage des données issues de capteurs et les enjeux de formation des professionnels de santé. Les travaux de sciences participatives, notamment le projet Mouv’en Santé du CNRS, ont illustré ces réflexions autour des profils d’activité physique et de condition physique de la population.
Pour l’axe Performance, les présentations ont mis en avant les travaux consacrés à la quantification de la charge d’entraînement, aux environnements et trajectoires des sportifs de haut niveau, aux données sportives, à l’analyse des comportements collectifs, à l’optimisation du geste et à l’accompagnement scientifique de la performance durable.
L’axe Sports et Éducations a mis en avant la production et la circulation des savoirs, les normes, les techniques, la socialisation sportive, les médias, l’inclusion, l’emploi, le travail, la formation et les technologies éducatives. Ils ont souligné l’importance de comprendre comment les savoirs scientifiques, professionnels et expérientiels transforment les pratiques.
Enfin, l’axe Territoires, enjeux marchands et développement durable a abordé les consommations sportives, les équipements et événements sportifs, la gouvernance territoriale, les actions publiques, les transformations économiques du sport et les enjeux environnementaux, en croisant les objets, les terrains, les échelles d’analyse et les partenaires mobilisés.
L’ensemble de ces contributions a confirmé le rôle central des groupes de travail dans la vie du GdR : des espaces d’échange, de mutualisation, de production scientifique et de construction de projets collectifs.
Jeunes chercheuses et chercheurs, science-action et vie collective
La retraite a également donné une visibilité particulière aux doctorant(e)s dont les thèses sont financées par le CNRS. Leurs communications ont abordé des objets variés : évaluation de la condition physique en contexte auto-administré, prévention du coup de chaleur à l’exercice, recommandations personnalisées d’activité physique pour le vieillissement en bonne santé, fatigue neuromusculaire et adaptations à l’entraînement, tracking vidéo de cyclistes sur piste, ou encore prévention du burnout chez les sportifs. Ces interventions ont illustré la vitalité des recherches émergentes au sein du GdR et l’importance de soutenir les jeunes chercheuses et chercheurs dans la construction de réseaux scientifiques interdisciplinaires.
Un autre fil rouge des journées a concerné les relations entre science et action : comment faire circuler les connaissances produites dans les laboratoires vers les acteurs de terrain ? Comment construire des collaborations durables avec les fédérations, les institutions, les collectivités, les associations ou les professionnels du sport ? La table ronde consacrée à ces questions a mis en évidence l’importance des médiations, des outils partagés, des espaces de rencontre et de la confiance dans la construction de partenariats utiles et durables.
Au-delà des sessions scientifiques, les repas partagés, les discussions informelles, la soirée collective et la promenade sur le littoral du Cap Dramont ont pleinement participé à l’objectif de la retraite : permettre aux membres du GdR de mieux se connaître, de créer des liens et d’imaginer ensemble de futures collaborations.

Une étape structurante pour le GdR
Cette retraite scientifique de Fréjus marque une étape importante dans la structuration du GdR Sports & Activités Physiques. Elle a permis de rendre visibles les dynamiques déjà engagées, de renforcer les liens entre groupes de travail, d’identifier des pistes de collaboration et de poser les bases de projets futurs.
Les perspectives ouvertes sont nombreuses : organisation de webinaires, consolidation des feuilles de route des GT, développement de projets inter-axes, production de ressources communes, renforcement des liens avec les acteurs extra-académiques et accompagnement des jeunes chercheuses et chercheurs.
Au terme de ces trois journées, la retraite de Fréjus aura pleinement joué son rôle : faire se rencontrer, faire dialoguer et faire communauté autour d’un objectif partagé, celui de développer des recherches interdisciplinaires sur le sport et les activités physiques, au service de la connaissance, des pratiques et de la société.

